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 Défi d'Halloween d'Edward Wainwright

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Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Défi d'Halloween d'Edward Wainwright   Mer 31 Oct - 2:37

La nuit était d’une bizarrerie sans nom. Le ciel était incroyablement sombre alors que la lune était pleine, mais ce n’était pas une lune comme les autres, c’était la lune rousse, la lune des assassins.
La jeune Andie tremblait de peur à l’idée que cette appellation si commune, cette légende dont elle entendait parler depuis qu’elle était enfant ne soit vraie.
Vêtue d’un long manteau à capuche qui lui couvrait le visage, elle rasait les murs pour éviter qu’on ne la voie ou pour éviter de croiser quelqu’un. Elle ne savait pas trop elle-même si elle avait envie de solitude ou d’aide.
Elle ne cherchait pas le moins du monde à cacher ses origines et brandissait sa baguette magique devant elle, au cas où elle ferait encore une mauvaise rencontre. Elle savait bien qu’en ces temps troublés, elle était relativement tranquille dans cette rue du quartier neutre de Londres, mais n’ayant pas la moindre possibilité, physique ou morale d’oublier le dernier sorcier qu’elle avait croisé, elle préférait être prudente.
Cette pensée lui arracha un rire hystérique
* Prudente, c’est bien le moment d’y penser ! Bien sûr, c’est facile de jouer la prudence des heures trop tard, quand le mal est fait…*
Prise de vertiges et de tremblements, elle s’arrêta un instant, s’assit sur le rebord du trottoir et, incapable de tenir plus longtemps, se mit à pleurer à chaudes larmes. C’était un soulagement, mais qui n’allait pas sans douleur.
Elle entendit des bruits de pas qui s’approchaient d’elle mais ne se redressa pas. Sa baguette était toujours bien serrée dans son petit poing d’adolescente mais elle avait pris sa décision : peu importe qui venait vers elle, elle voulait qu’on l’aide, qu’on la guide, elle commençait à perdre tous ses repères.

- Aidez-moi, je vous en supplie !
Ses sanglots redoublèrent quand elle entendit le son étranglé de sa voix et elle leva ses yeux humides vers la personne qui se tenait devant elle, oubliant presque qu’ainsi, elle allait révéler son visage atrocement marqué, couvert de bubons purulents dont les couleurs suivaient toutes les déclinaisons de l’arc-en-ciel et qui avaient même tendance à exploser parfois, si elle se fiait aux tâches graisseuses et répugnantes qui couvraient son chemisier autrefois blanc.
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MessageSujet: Re: Défi d'Halloween d'Edward Wainwright   Mer 31 Oct - 22:37

Edward repoussa une mèche de ses cheveux blonds qui lui tombait sur le visage, et poussa un long cri de joie. Ses deux mains s'agrippèrent sur le manche de son balai, il se pencha, rapprochant son visage prématurément ridé vers le bois de frêne, et accéléra. Il eut d'abord la fugitive impression d'avoir laissé son cœur et son estomac derrière lui, mais lorsqu'il descendit en pique, ses organes revinrent à leur place. Imitant la feinte de Wronski, il se redressa sur son balai, remontant dans les airs comme une flèche tirée d'une main de maître. Cette fois, il ressentit la même sensation que s'il avait raté trois marches en descendant un escalier, bien qu'il n'ait pas attendu d'être à quelques centimètres du sol pour remonter (pas fou, non plus).
Le jeune homme n'avait encore jamais pensé que sa monture pouvait aller aussi vite. Il se leva, éloignant sa tête et son torse du manche, les éloignant loin, très loin, et il eut l'impression que le ciel et le sol avaient échangé leurs places. C'était d'ailleurs le cas, puisqu'il avait la tête en bas, en plein looping. C'est à ce moment précis qu'il la vit.
La lune. La pleine lune. Rouge, rougeoyante même, écrasant le ciel de sa beauté et de sa majesté. Edward frissonna, au beau milieu de sa figure ; et le temps ne reprit son cours habituel que lorsque le sol fut revenu sous ses pieds. Il ralentit brutalement, ses cheveux mi-longs lui revinrent dans la figure, et il souffla, quelques longues secondes.
Ce n'était pas possible. Il le savait, non ? Ce n'était qu'une histoire qu'on racontait aux gosses avant de dormir, pour les effrayer un peu, il le savait. Cependant, il frissonna encore une fois. Reprenant ses esprits, son cerveau reçut enfin l'information suivante : il faisait froid. Effectivement, à cette heure, il ne pouvait en être autrement : on était en pleine nuit.

Pendant ce temps, son oiseau tombait. Oh, il n'y avait là rien qui ne soit étrange ou inhabituel : simplement, il tombait. Quand son maître volait, il le faisait assez souvent. C'était comme un jeu : l'oiseau tombait, ouvrait ses ailes inutilement, puis finissait par disparaître pour réapparaître sur l'épaule de Mr. Wainwright. Il faut préciser que l'oiseau est un dirico, et les diricos, comme tout sorcier un tant soit peu éduqué le sait, ne savent pas voler. En revanche, ils savent transplaner, en quelque sorte.
C'est pourquoi, alors que son oiseau faisait paisiblement une chute de plusieurs centaines de mètres, qui pouvait lui être légèrement mortelle, Edward se remettait paisiblement du choc qu'il avait eu en voyant cette lune étrange, et replaçait ses lunettes face à ses yeux.
Au bout de quelques secondes, il amorça une lente descente, mais il n'avait plus aucun plaisir à voler. Il faisait trop noir, ce n'était pas normal. Il n'accorda pas un seul sourire au dirico lorsqu'il se retrouva sur son épaule gauche. Inconsciemment, il accéléra pour toucher plus rapidement la terre ferme, pour rentrer chez lui, vite. Enfin, au terme de ce qui lui semblait être plusieurs heures très longues, ses pieds touchèrent la terre, et il mit fin au sortilège de Désillusion qui jusque-là les cachait au regard des autres, lui et son oiseau qui à cette heure n'avait plus besoin d'être dissimulé.

Mais quels autres ? Edward tourna la tête, regarda autour de lui : il n'y avait personne. Pas même une de ces voitures, dont les Moldus raffolaient tant. Même son dirico paraissait absent, tant il était discret, silencieux. Le sorcier leva les yeux.
Les nuages étaient noirs, noirs, noirs comme de l'encre de Chine, noirs comme la robe de la Mort qui semblait étendre ses voiles sur la capitale anglaise. Le sol avait la même teinte, plus sombre que sombre, malgré la grosse lune rouge qui aurait dû éclairer le tout d'une lumière certes faible, mais d'une lumière tout de même. Mais il n'y avait pas de lumière. Et pourtant, on aurait cru que des ombres étaient projetées sur les murs, formes surnaturelles venues d'ailleurs, crées on ne sait comment, avatars d'horreurs indéfinies, mais bien présentes pourtant.
Edward suffoquait, oppressé par une atmosphère irréelle, que jamais, malgré les multiples récits atroces qu'on lui avait fait depuis son arrivée, il n'avait connue à Londres. Il voulait rentrer maintenant.
Mû par une impulsion que chaque sorcier connaît, il avait sorti sa baguette magique. Il était mal à l'aise, très mal à l'aise, face à cet astre qui l'écrasait, dans une nuit qui l'étouffait. Enfin, il réussit à déplacer l'une de ses jambes. L'autre fut entraînée par le mouvement, et Edward marcha. Peu à peu, son pas vif revint, mais les couleurs de son visage étaient encore loin derrière lui. Il passa devant l'entrée de Sainte-Mangouste, sans avoir rencontré personne, pas un sorcier, pas même un Moldu égaré. Il tourna au coin d'une rue sans nom, et c'est alors qu'il la vit.
Une forme était assise, non loin d'un lampadaire qui offrait une lumière vacillante, comme écrasée par la nuit. Son oreille perçut un sanglot, et lorsqu'Edward s'approcha, un appel déchirant s'éleva.

Le sorcier se trouvait devant une silhouette petite, certainement plus proche de l'enfance que de l'âge adulte (ou alors, plus proche du gobelin que de l'humain). Elle portait un long manteau, certainement celui d'un aîné, avec une capuche qui lui tombait sur le front et mettait son visage dans l'ombre. La baguette magique qu'elle tenait de la main droite informa Edward de sa nature, et lui-même mit sa baguette en évidence, pour que la jeune fille soit confiante. Son chemisier était couvert de tâches dégoûtantes.
Elle leva les yeux vers Edward, et celui-ci vit alors la figure de l'adolescente.
Il eut un brusque mouvement de recul incontrôlé, parfaitement visible.
Devant lui se trouvait un spectacle sordide, un visage atrocement laid, déformé par de multiples répugnants boutons purulents. Plus ignoble encore, l'abominable monstre qui avait produit cet odieux sinistre avait coloré les bubons de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, dans un résultat hideux, exécrable, abject. Preuve inutile que si la fille était comme ça, ce n'était pas parce que son acné avait atteint son acmé mais parce qu'elle s'était fait agresser.
Ce monstrueux tableau truculent était ponctué de bubons éclatés, répandant leur pus un peu partout, et le regard d'Edward s'attarda sur le chemisier.
Un sanglot un peu plus fort que les autres le ramena à la raison, et il fit fi de son dégoût en s'approchant, lentement, pour signifier qu'il ne lui voulait pas de mal. Il s'accroupit, face à la jeune fille, sans craindre d'être écrasé par une voiture, puisqu'il n'y avait absolument personne d'autre, et la regarda dans les yeux.

« Je peux vous aider. »
Et le sorcier tendit la main à la sorcière.
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